Este artículo era previsto para el lanzamiento de una publicación en Montreal.  Fui invitado a escribir una nota para dar mi opinión personal sobre los latinos viviendo en Canada desde la perspectiva de mi trabajo. Escribí la nota hace varios meses pero lamentablemente el proyecto literario no se ha llevado acabo; la publico aquí, sin traducción, confiado en que la cercanía que existe entre el francés y el español permita a nuestros lectores hispanohablantes disfrutarla.


Pour désigner des personnes, l’usage du masculin ou du féminin inclut les deux genres, sans discrimination, afin d’alléger le texte.

Les cours canadiennes ont constamment statué que l’immigration au Canada est un privilège et non un droit. Cet argument juridique a été utilisé maintes fois lorsque des agents d’immigration fédéraux ou provinciaux ont refusé des demandes d’immigration, ou lors de changements législatifs rétroactifs affectant les demandeurs.

À mon avis, il est vrai que l’immigration est un privilège. Un privilège pour le Canada.

Les efforts pour pouvoir immigrer sont considérables – il faut souvent maîtriser une, peut-être deux langues étrangères, être diplômé, avoir une bonne expérience de travail. Souvent, il faudra avoir investi temps, sueur et argent pour étudier au Canada, ou avoir eu le mérite d’être embauché par un employeur canadien qui n’a pas pu trouver de main-d’œuvre locale pour combler un poste.

Par exemple, afin d’avoir le droit de déposer une demande d’immigration permanente en tant que travailleur qualifié, une candidate à l’immigration devra d’abord venir étudier un diplôme d’au moins une année, parfois plus longtemps, ou venir travailler avec un permis de travail valide pour au moins une année. Voyons brièvement ces deux scénarios.

Les étudiants étrangers

L’étudiante étrangère latino-américaine devra, avant même d’obtenir son permis d’études, démontrer sa capacité financière pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, et pour couvrir les frais de scolarité. À cette fin, une famille nucléaire de deux enfants devra habituellement démontrer quelque 37 000$ pour une année d’études. L’étudiante s’efforcera ensuite de maintenir un bon rendement scolaire, sans quoi elle risquera de perdre son permis d’études. Le gouvernement du Canada est clair : « Un étranger […] qui reçoit un permis d’études […] est tenu de suivre activement un cours ou son programme d’études. Cela signifie qu’un détenteur de permis d’études au Canada doit faire des progrès continus en vue de compléter son programme d’études1.» Donc, très peu, sinon aucune tolérance envers une absence injustifiée ou un échec, à moins d’être soumis à une situation exceptionnelle et hors de son contrôle. L’étudiant doit donc performer, même s’il étudie dans une langue seconde, loin de ses proches et de son milieu de vie habituel.

L’étudiant étranger a le droit de travailler jusqu’à 20 heures par semaine, alors que son conjoint peut travailler à temps plein pendant la durée du permis d’études. Après l’obtention du diplôme, l’étudiant étranger pourra demander et obtenir un permis de travail, pouvant ainsi travailler jusqu’à ce que le processus de résidence permanent soit complété.

Travailleurs étrangers

L’entreprise qui souhaite engager un étranger doit souvent d’abord obtenir une EIMT – Étude d’impact sur le marché du travail2. Cette EIMT consiste, en résumé, en ce que l’employeuse démontre qu’elle n’a pas été en mesure de trouver un candidat citoyen ou résident permanent canadien, malgré ses meilleurs efforts pour recruter, en offrant un salaire compétitif pour le poste. L’étranger engagé devra démontrer qu’il répond aux exigences du poste. C’est donc dire que lorsqu’une EIMT est émise, c’est parce que l’employeuse n’a pas été en mesure de trouver de la main d’œuvre locale malgré ses efforts de recrutement, et l’employé a des compétences professionnelles difficiles à trouver. Le concept des entreprises qui engagent des travailleurs étrangers parce qu’ils sont bon marché, ou que les travailleurs étrangers « volent des emplois » est un mythe. Le gouvernement du Canada applique rigoureusement les normes obligeant les employeurs à faire tous les efforts possibles pour trouver d’abord un Canadien avant d’engager un étranger.

Il existe plusieurs programmes d’immigration qui permettront à une étrangère d’obtenir la résidence permanente : un livre complet ne parviendrait qu’à en expliquer les grands principes. On peut affirmer cependant que ces programmes exigent des candidates beaucoup de mérite. Puis, une fois établis, les résidents permanents d’origine latino-américaine continueront à batailler pour améliorer leur français ou leur anglais, trouver un bon emploi ou exploiter une entreprise.

Depuis déjà 16 ans, je travaille activement auprès des immigrants et aspirants à l’immigration du continent. Mon travail me permet de constater, aux premières loges, l’effort extraordinaire qui est entrepris afin d’obtenir la résidence permanente, et l’effort qui se poursuit une fois arrivé afin de trouver un bon emploi ou créer une entreprise, et faire partie à part entière de la communauté canadienne. J’ai vu des centaines de personnes et familles travailler fort, étudier et donner le meilleur d’elles-mêmes.

Il serait erroné de penser aux Latino-américains comme étant un groupe de personnes à peu près identiques. La diversité au sein de la communauté latine est vaste, mais il existe à mon avis une constance. Je ne peux penser à aucune exception à l’affirmation qui suit : chaque cliente et client aujourd’hui présent au Canada que j’ai eu la chance de servir est une personne travaillante, persévérante, qui fait face à l’adversité et aux difficultés avec courage.

Les résultats de ces efforts sont palpables : le nombre de Canadiens d’origine latino-américaine s’étant démarqués est en croissance constante parmi les gens d’affaires, sur l’arène politique, sur le marché du travail. L’apport latino-américain à la culture canadienne est tout à fait séduisant. Nous pouvons facilement découvrir des mets mexicains, colombiens, vénézuéliens, péruviens (et j’en passe). Les musiques et chansons du continent s’écoutent dans les salons et les fêtes; les arts de la communauté latino-américaine font partie de la richesse culturelle et artistique du Canada. Je ne suis d’ailleurs pas le seul, ni le premier, loin s’en faut, à souligner la richesse latino-américaine: le gouvernement du Canada devrait adopter sous peu une Loi instituant le Mois du patrimoine latino-américain, qui fera du mois d’octobre la période pendant laquelle “les communautés latino-américaines des quatre coins du Canada se mobiliseraient à l’occasion du Mois du patrimoine latino-américain afin de partager et célébrer avec tous les Canadiens leur culture et leurs traditions sans pareil ainsi que d’en faire la promotion”3.

Oui, l’immigration est un privilège, un privilège pour le Canada.

Vous qui avez surmonté tant d’obstacles pour arriver ici, je vous admire, je vous aime et je suis fier que vous ayez choisi que votre foyer soit le Canada.


1. En ligne :<https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/organisation/publications-guides/bulletins-guides-operationnels/residents-temporaires/permis-etudes/surveillance-conformite.html>
2. En ligne :<https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/travailleurs-etrangers.html>
3. En ligne :<http://www.parl.ca/LegisInfo/BillDetails.aspx?Language=F&billId=8101968>

 

5 Responses to “La valeur des immigrants latino-américains au Canada”

  1. SANDRA RAVEN dice:

    Merci pour le partager. J’aime bien votre perspective par rapport à notre communauté et à notre culture. Cela me donne encore plus de motivation à suivre sur le chemin. Merci du fond du cœur!

  2. Jose Castellanos dice:

    Gracias Ives. Muy buen artículo. Saludos desde Colombia

  3. Carlos dice:

    Merci à vous pour vous souvenir de nous. Je suis cubaine et je souhaite avec tout mon coeur de parvenir canadien au cote d quelques amis que j’ai la bas….Vive Le Quebec!!

  4. Francisco Alfonso Reinoso dice:

    Wow la verdad es que son unas grandes palabras y son palabras que nos hacen sentir orgullosos de ser latinos y de saber que lo estamos haciendo bien.

    También y me imagino que no hablo por mi cuando digo, que también nos hace sentir orgulloso de saber que lo tenemos como representante Yves.

    Muchas Gracias por tan Gran Motivación.

  5. Laura Angulo dice:

    Espectacular Ives, muy conmovedor y motivador!!! muchos saludos desde Cartagena-Colombia 🙂

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